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Roogo-Nooma est le nom d'un groupement de femmes du village de Villy, groupement créé à l'initiative de Judith et ayant reçu l'agrément du gouvernorat du Boulkiemdè (province de la ville de Koudougou). Le groupement de femmes est une initiative assez courante au Burkina Faso. L'objectif est de se constituer en petit groupe afin de mettre en commun moyens et force de travail afin de développer une activité communautaire permettant de générer des revenus redistribués équitablement à l'ensemble des membres du groupe. Les femmes du groupement Roogo-Nooma sont ménagères et/ou agricultrices. Leurs faibles revenus ne suffisent pas à pallier aux dépenses du quotidien. L'idée de cette association est de se lancer dans la fabrication de savon à base de beurre de karité. Certaines des femmes ont d'ailleurs été formé à cet art dans un atelier similaire situé à une vingtaine de kilomètres de Villy.
INFO : Le Karité, le nouvel or des femmes rurales
Considéré dans ce pays d'Afrique de l'ouest comme ''l'or des femmes'' le karité occupe quelque 400.000 femmes burkinabé, à travers des groupements féminins, associations ou petites entreprises familiales. Le karité est un arbre de la savane qui pousse en Afrique équatoriale et dont la graine renferme une substance grasse, comestible après traitement et utilisée dans la fabrication des cosmétiques (beurre de karité). Le karité constitue la troisième ressource pourvoyeuse de devises du Burkina Faso après le coton et le bétail. Selon l'Institut national de la statistique et de la démographie, l'exportation des amandes de karité a généré près de 12 millions de dollars, en 2003. Les activités autour du karité ont contribué à réduire la pauvreté des femmes, ces dernières années, selon des spécialistes de l'économie agricole. Au Burkina Faso, 45,3 pour cent des 12 millions d'habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins d'un dollar par jour, selon le Rapport 2004 sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement. Avec une production nationale estimée à plus de 80.000 tonnes par an, selon le ministère de l'Agriculture, cette matière grasse constitue, pour les femmes burkinabé des zones rurales, une source de revenus substantiels leur permettant d'améliorer leurs conditions de vie. Ecrasées et traitées, les noix de l'arbre à karité produisent une graisse végétale de couleur jaune pâle et légèrement granuleuse, après un long processus de traitement traditionnel et de cuisson dont les femmes ont le secret : c'est le beurre de karité. Aujourd'hui, les femmes disposent d'équipements plus performants et moins fatigants. Utilisé depuis des temps anciens comme ingrédient dans la préparation de la nourriture locale et du savon traditionnel, le beurre de karité est également un produit d'exportation précieux, entrant dans la fabrication du chocolat et des cosmétiques http://ipsnews.net/.
Depuis près d'un an et demi, les femmes cotisent au sein de la caisse de l'association afin de pouvoir se lancer dans ce projet. Nous nous sommes intéressés à ce projet et avons commencé à financer l'achat du matériel nécessaire, mais le chemin est encore long. LES ETAPES DU PROJET Les femmes de Villy produisent déjà du beurre de karité grâce au moulin installé dans le village par l'association Kotoaka, dont est issue MAAM NE FO. Elles disposent également d'un lieu et d'un bâtiment qui pourraient accueillir le fabrique.Mais il s'agit avant tout de recenser et d'estimer, à l'aide d'un spécialiste exerçant à Ouaga, les besoins précis du groupement pour lancer l'activité. Une fois cette estimation réalisée (le devis sera accessible sur le site), il s'agira, de concert avec les membres responsables du groupement, de déterminer l'implication de chacun (qui peut donner quoi ?). Alors l'installation, puis la production elle-même pourra débuter.
AVRIL 2008 : les avancées du projet
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