Vintage

Something Different for Joomla!

ESPACE MEMBRES

réservé aux adhérents
Le RESO MNF - Projet initial et premières étapes

 

Le projet RESO-SAKA : REEDUCATION SOLIDAIRE de QUARTIER

 

NOVEMBRE 2011 : LANCEMENT DU RESO

 

Rappel du contexte

Selon le dernier rapport du PNUD, le Burkina Faso est aujourd'hui le 9ème pays le plus pauvre du monde. On constate donc une avancée (il occupait la 3ème place l'année passée...) qui pourrait être enthousiasmante si elle n'était trop souvent contredite par les réalités observées sur le terrain, réalités confortées par des chiffres encore stupéfiants, notamment en matière de santé.

Quelques chiffres

Le rapport du PNUD classe le Burkina Faso à la 162ème place (sur 185 pays analysés) selon un indice permettant de calculer la qualité du système de santé dont bénéficie les habitants d'un pays... Quelques chiffres parlent d'eux même

chiffres burkina

Au BF, on compte 1 médecin pour 10000 habitants, contre 37 en France. Le nombre de lits permettant une réelle hospitalisation est de 9 pour 10000 au Burkina contre 72 en France...

Dans le même temps, on constate qu'un burkinabé consacre en moyenne 55 € pour ses soins par an, contre 3400 € pour un français... Pour mémoire, le salaire moyen constaté au Burkina (pour ceux qui ont la chance d'en avoir un...) est de 45 €.

Et leurs conséquences...

Le manque de praticiens, la difficulté de la prise en charge et le coût des soins (très élevés au regard du niveau de vie des burkinabè) rendent l'accès aux soins difficile, voire limité. Et il n'existe pas de système de santé pouvant pallier aux difficultés des individus. Les conséquences sur l'espérance de vie au BF sont indéniables : l'espérance de vie y est aujourd'hui de 53 ans pour 81 en France....

En matière de kinésithérapie, les centres de rééducation sont rares et les oins onéreux. En moyenne, un traitement de dix séances coûte 10000 CFA, soit 1/3 du salaire moyen... autant dire inaccessible pour une majeure partie de la population.

Sur le terrain

Les enfants sont les premières victimes du manque d'accès aux soinsLors d'un premier séjour à Koudougou, en janvier 2010, nous avons constitué une équipe de six professionnels de santé (2 médecins, 2 kinés, 1 infirmière et 1 podologue) qui a exercé bénévolement dans le centre de rééducation Yik'N'Kéné. Sur le terrain, nous avons été confrontés à un problème intrinsèquement lié au contexte économique du pays : l'impossibilité, pour de nombreux patients, de poursuivre leur traitement par manque de moyens financiers.

Les pathologies, souvent similaires à celles rencontrées en Europe, prennent une ampleur considérable en l'absence d'un traitement initial et débouche ainsi sur des handicaps plus lourds.

Les tableaux cliniques les plus fréquemment rencontrés :

  • pathologies neurologiques (très fréquentes) : Accident Vasculaire Cérébral, Infirmité Motrice Cérébrale chez les enfants (séquelles neurologiques du paludisme et de méningite)
  • pathologies orthopédiques chez les nourrissons qui, en France, auraient été opérés à la naissance
  • affections respiratoires : très rarement prises en charge en dépit de soins en kinésithérapie respiratoire facilement applicables

L'autre problème majeur auquel se trouvent confrontés les patients est la situation géographique de la structure.

Selon les chiffres fournis par le ministère de la santé burkinabé, près de 30 % des habitants du Burkina se trouvent à plus de 5 kms du premier centre de soin. Même si ce chiffre est moindre en zone urbaine (centre de Koudougou par exemple), un nombre élevé de patients reste néanmoins éloigné des structures de soins et doivent ainsi souvent loger sur place, ce qui ajoute aux dépenses...

Le projet RESO-SAKA

Quelles pistes pour agir ?

C'est de ces constats, établis lors du séjour de janvier 2010  et d'un second, effectué en septembre, qu'est né le projet RESO-SAKA.

RESO : Rééducation Solidaire

Les structures de soins sont rares au Burkina Faso et souvent trop onéreuses pour les familles et l'absence d'un système de santé fait qu'une majorité de malades ne peut avoir la possibilité de se soigner.

L'objectif du projet est donc de permettre un accès aux soins de kinésithérapie aux personnes les plus démunies.

Les soins seront donc gratuits pour les enfants jusqu'à l'âge de 15 ans. Pour les patients adultes, le tarif de la séance ne dépassera pas 200 CFA (soit 30 cts d'euros), sans frais d'inscription ni avance forfaitaire.

Il est bien entendu que ces soins s'adressent exclusivement aux personnes les plus démunies et n'a pas vocation à "faire concurrence" au centre de rééducation Yi'K'nkéné, structure de soins reconnue à Koudougou.

SAKA : de Quartier

Le dernier séjour à Koudougou en septembre 2010 (dans le cadre de l'observation des conditions de faisabilité du projet) a permis de mettre en évidence qu'une des contraintes pour les patients ayant besoin de soins en kinésithérapie était l'accessibilité physique à la structure pratiquant ce type de soins. La ville est très étendue, et chaque koudougoulais ne dispose pas forcément d'un moyen de locomotion. A cela s'ajoute la difficulté de déplacement liée à certaines pathologies.

De ce constat et née l'idée d'un service de kinésithérapie mobile : il s'agit d'inclure à des dispensaires ou centres de soins déjà existants une permanence journalière de kinésithérapie assurée par un professionnel et par roulement hebdomadaire afin de quadriller la ville (d'où la notion de secteur) et proposer ainsi des soins de proximité.

RESO-SAKA : réseau de quartier

  • Réseau géographique : ce projet a pour objectif de mettre en place un réseau d'antennes relais de soins kinésithérapiques sur l'ensemble du territoire urbain de Koudougou.
  • Réseau de prise en charge multidisciplinaire : nous permettant ainsi d'instaurer un travail en réseau des équipes médicales et paramédicales déjà présentes dans les structures afin d'inclure les soins de kinésithérapie aux parcours de santé des pa tients

 

Calendrier

Prochaine mission : du 26 février au 10 mars 2011

Katel GAUTIER, chef du projet RESO-SAKA, et 3 autres membres de l'association se rendront à Koudougou afin de présenter le projet à différentes structures de soins (Etat + associations) en vue d'établir un partenariat.

Il s'agira également de travailler au niveau local avec un personnel de santé burkinabé qui aura vocation à coordonner le projet sur place (nous avons déjà quelques pistes).

Enfin, nous réaliserons un état de lieu précis des besoins en matériel et en moyens humains.

Le projet devra ensuite s'installer progressivement et nous souhaitons une mise en oeuvre effective entre les mois de juillet et octobre 2011.

Vous pouvez nous aider...

Katel et Noelie, une jeune patiente qui, sans le projet, ne pourra plus bénéficier de soins.Les projets de MAAM NE FO ont pour point commun de pouvoir être mis en place et d'apporter des résultats concrets (et évaluables) rapidement, avec un budget raisonnable, permettant un financement et une gestion de "bon père de famille".

Nous avons évalué la premier année de fonctionnement à un budget d'environ 6000 euros. Vous pouvez donc contribuer à la réalisation du projet en faisant parvenir des dons spécifiquement affectés à ce projet.

Nous avons également besoin de matériel médical spécifique et adapté.

Enfin, n'hésitez pas à faire connaître le projet autour de vous ! Encore plus facile aujourd'hui avec le système de partage Facebook inclus sur la page..

Contacts et personnes ressources

Katel GAUTIER (Nantes), kinésithérapeute, chef de projet

Stéphanie JOUAN (Grenoble), présidente de l'association

  • Vos questions, suggestions : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou formulaire de contact


  • Vos dons : adressez vos contributions à

 

Cabinet de kinésithérapie

Melle GAUTIER Katel

19 rue du marché

44130 Blain

Téléchargez l'article en PDF pour diffusion, affichage etc.

K.G / S.J



 
Joomla! 1.5 Templates by JoomlaShack