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BILAN FEVRIER 2010
Durée du séjour : 10 jours
Membres présents : Stéphanie JOUAN, Monique BACCELLI (de passage éclair à Koudougou...)
Membres au Burkina : Ousmane GANDEMA, Luc PICCIONE
Et Clara LE GAUDU, stagiaire en licence professionnelle Management des Organisations du Tiers Secteur et de l'Economie Solidaire
Le mot de la « Présidente »
10 jours, c'est court ! Surtout lorsqu'il s'agit non seulement de continuer la mise en place de la structure Loalenga, d'installer notre jeune stagiaire sans trop l'affoler mais également de passer une journée très particulière à Ouaga afin d'assister au mariage de Luc, notre trésorier-adjoint préféré, et de Monique ! 10 jours, cela passe à une incroyable vitesse lorsque, après une journée passée en réunion, démarches administratives ou à mettre la "main à la pâte" pour installer la boutique de la coopérative, on se retrouve le soir à échanger expériences, impressions et à faire le plein d'informations avec d'autres associations présentes à Koudougou, mais aussi avec des individus singuliers riches de connaissances ou encore à discuter de ce qui va ou ne va pas à la villa Margouillat, entre amis. Vive le mélange, donc ! Mélange de culture, d'horizons, de points de vue au programme de ce furtif passage à Koudougou. Et ce mélange des genres nous a permis, encore une fois, d'avancer même si la tâche est encore immense ! Mais, à Koudougou, chaque pas est un grand pas...
EXCELLENTE LECTURE A TOUS ET N'HESITEZ PAS A REAGIR
DETAILS DES ACTIONS ET PROJETS
Micro-projets
La majeure partie de cette mission a été consacrée à cette structure qui mobilise actuellement toute notre énergie car nous en sommes encore à la phase d'installation. Un compte-rendu spécial est en cours de rédaction, qui reprend point par point tous les volets du projet. Pour ceux qui n'auraient pas le temps de lire les détails, un bref résumé.
Après deux mois de fonctionnement, un premier constat : les objectifs fixés pour les bénéficiaires sont atteints ! Les formatrices commencent à s'approprier la coopérative, prennent leur mission de transmission de savoir-faire à coeur et gagnent de l'argent en vendant leur production au sein de la "boutique", à une clientèle à la fois locale et de passage à Koudougou. Les apprenties, quant à elles, et à quelques exceptions près, suivent les cours prodigués par leur formatrice avec une assiduité satisfaisante au regard du contexte local , s'impliquent, respectent les règles nécessaires à l'apprentissage. Aux dires des responsables, leur progression est jugée satisfaisante même si, pour certaines, "c'est difficile..."
Trois réunions de régulations ont été organisées durant le séjour : une avec les formatrices, une avec les apprenties et enfin une AG réunissant l'ensemble des bénéficiaires. Ces rencontres ont permis d'aborder les problèmes en suspens, de répondre à toutes les questions des femmes et d'ajuster ensemble certains aspects du projet. Parmi les points essentiels à retenir :
- la pérennisation de la cantine
- l'ajustement de la durée de l'apprentissage : 12 mois pour la couture, 9 mois pour la broderie et 6 mois pour les autres activités
- la nécessité de réunions régulières entre les formatrices afin de régler entre elles les problèmes de fonctionnement quotidien, souvent purement culturels
Enfin, un point extrêmement positif : Rose, la responsable de la coopérative, salariée par MAAM NE FO, fait un travail absolument remarquable, avec sérieux et, oui, de la rigueur ! Encadrée et conseillée par Luc et Ousmane, elle apprend vite, s'investit, gère les problèmes du quotidien et les comptes avec le souci de bien faire et un enthousiasme contagieux. Elle est secondée officieusement par Honorine (la maman de Karine) qui l'appuie lorsque les choses sont un peu délicates. Bref, nous n'avons qu'à nous féliciter de notre choix !
L'ensemble des autres points du projet ont été rappelés et vont progressivement être mis en oeuvre, notamment le volet alphabétisation.
Sur le site, vous retrouverez d’ici quelques jours toutes les photos de l’avancée du projetet pourrez lire tous les détails dans le compte-rendu de mission consacré à la coopérative.
Faute de temps, nous n'avons pas pu nous rendre sur place. Néanmoins, les nouvelles sont positives. Après quelques aléas techniques (une des machines était hors service), tout est rentré dans l'ordre, grâce aux efforts conjoints de Luc, Jean-Claude et les responsables de Roog-Nooma. La savonnerie commence à générer des bénéfices (180 000 CFA à ce jour, soit près de 300 €) et les femmes du groupement ont décidé d'investir dans un nouveau moule adapté à la demande locale. Par ailleurs, la plupart des femmes de Roog-nooma sont aussi impliquées dans un groupement en charge de la gestion d'un moulin à mil. Avec les bénéfices de ce moulin (financé par l'association Kotoaka) elles ont décidé de l'achat d'un moulin à karité, actuellement en cours d'installation. Ce nouvel outil va permettre de faciliter et d'accroître la production de beurre de karité, beurre qui sera également transformé en savons...Bref, la petite entreprise commence à prendre son envol...
Accompagnement à la scolarisation : les parrainages
Le dernier séjour avait en partie été consacré à faire le tour des enfants parrainés et à mettre en place un système de suivi plus rigoureux notamment en matière de résultats scolaires. Force est de constater que sur le terrain, pour le moment, ce système est difficile à mettre en oeuvre. En effet, les enfants ne viennent pas spontanément présenter leur bulletin scolaire et il n'est pas envisageable, dans l'immédiat, que Luc, Ousmane ou un autre membre de l'association aille dans chaque cour récupérer ce document pourtant essentiel afin de s'assurer que tout se passe bien. L'objectif du séjour n'étant pas la gestion des parrainages (les enfants disposent de tout ce qu'il faut dans l'immédiat et la période de soudure est encore loin), nous n'avons eu des nouvelles que de la part de ceux qui sont passés à la Villa, à l'exception de Mireille et d'Aristide chez qui nous nous sommes rendus afin de s'assurer que la situation n'était pas aussi catastrophique que lors du séjour précédent et mettre en place les aides proposées par quelques membres de l'association, touchés par cette famille extrêmement démunie. Les quelques enfants que nous avons vus étaient en forme et tout semblait aller. Un point complet sera fait lors de la prochaine mission.
A noter :
- la rencontre entre Batséba et Monique Baccelli, membre de l'association et "chef" du club Afrique du collège Jean Giono qui parraine la petite. Monique était accompagnée d'amis et collègues impliqués également dans des actions en faveur du Burkina (et tous font partis de la joyeuse bande de Luc) Bref, un grand moment pour eux et pour la petite Batséba, intimidée mais ravie par toute l'attention dont elle a fait l'objet !
- l'arrivée d'une nouvelle filleule au sein de MAAM NE FO : il s'agit de Marie Ouedraogo (la petite soeur de Pauline pour ceux qui connaissent)
- Clara (notre stagiaire) assurera un suivi concernant le bien-être des enfants durant ses trois mois de présence à Koudougou. En clair, elle nous transmettra les éventuels problèmes de santé qui pourraient se présenter (les familles étant informées de sa présence à Koudougou, elles ne manqueront pas de la solliciter)
- Enfin, Franck Bouda assurera également le suivi de quelques enfants durant notre absence, et notamment de Mireille et d'Aristide. un grand merci à lui !
ATTENTION : certains parrains ne se sont toujours pas rendus sur l'espace membre pour découvrir la page consacrée à leur filleul. C'est pourtant sur cette page que vous retrouverez toutes les nouvelles, les photos, les infos. Il s'agit du mode de communication qui vous permet de suivre l'enfant que vous parrainez. Cela nous demande aussi beaucoup de travail. Et il est dommage de ne pas profiter de ce système très simple pour faire de ce parrainage une réalité autre qu'un simple don ! Beaucoup de parrains se plaignent en effet bien souvent de l'absence de nouvelles régulières, d'une relation très lointaine. Nous faisons notre possible pour qu'il n'en soit pas ainsi dans l'association. Mais il est évident que si certaines pages ne sont jamais consultées, elles risquent de ne plus être alimentées car nous devons également optimiser notre temps...
Soutien d’urgence : vivres et santé
- Achat de mil et condiments pour la famille de Mireille et Aristide, pour Justine et pour la famille de Batséba
- Paiement des soins pour Aristide, souffrant du palu et dans un état de grande faiblesse lorsque nous l'avons vu : il ne prenait pas le traitement adapté (le traitement en question était d'ailleurs dangereux pour lui !!!) Les dernières nouvelles sont, heureusement, satisfaisantes.
- Prise en charge des soins pour Marcelline, une jeune femme travaillant dans le nouveau maquis de Fatou et qui a failli perdre la vue. Nous avons réglé la consultation, les soins et suivons l'évolution de la situation
Actions diverses
- Nous continuons de financer le traitement contre l’épilepsie de Nafissatou, sœur de Charlotte Kaboré. Un mois de traitement revient à environ 10 €, pris en charge par l’association.
- Nous allons faire réparer la maison où logent Gustave, Thérèse et leurs quatre enfants avant l'hivernage, histoire qu'elle ne s'effondre pas sur eux... Le montant des réparations (colmatage des brèches, crépissage au ciment, fixation des tôles du toit, réparation de la porte) s'élève aux environs de 350 €
- Et une rencontre de plus : échanges des plus intéressants, des plus constructifs et des plus sympathiques avec la délégation de l'association KOUDOUGOU ABSL. Après des années de correspondance virtuelle (échanges de mails, de newsletter), nous nous sommes rencontrés par le plus grand hasard à la Bâche Bleue (le lieu où tout le monde se croise à Koudougou !) et avons pu faire plus ample connaissance. En tant que présidente de Maam Ne Fo, j'ai, à titre personnel, été ravie de rencontrer mon alter ego belge ! Nos associations respectives fonctionnent avec le même état d'esprit et des objectifs et modes de fonctionnement très semblables. Bref, nous avons convenu de poursuivre et d'intensifier nos échanges. N'hésitez pas à aller visiter leur site !
Notre stagiaire : Clara
Clara est arrivée le 19 février à Koudougou pour une durée de trois mois. Elle effectue son stage de validation de licence professionnelle Management des Organisations du Tiers Secteur et de l'Economie Solidaire et va donc travailler sur le projet de coopérative;. Au programme : mise en place des volets manquants, construction d'outils de suivi, propositions d'ajustements etc. Le tout encadré par Luc (désigné tuteur volontaire), Ousmane, Rose et moi-même...sans compter tous nos amis koudougoulais qui ne manqueront pas de lui prodiguer conseils et soutien. Nous lui souhaitons un excellent stage et, pour l'avoir accompagnée durant quelques jours lors de son installation; je ne doute pas de son sens de l'adaptation, de son dynamisme et de sa capacité de travail. Nous lui avons confié un certain nombre de tâches à réaliser. Certaines vont être simples, d'autres, très complexes...L'essentiel est qu'elle apprenne ! Tout ce qui sera fait sera, pour nous, un plus. Et si certaines choses ne fonctionnent pas, Yelkabé, pas de problèmes, cela fait aussi parti de l'apprentissage de la gestion d'un projet.
Bon courage à Clara et très belle expérience pour elle à Koudougou !
Commerce équitable
Le volet commerce équitable devient extrêmement important dans le fonctionnement de l’association. Il nous permet à la fois d’aider des structures à fonctionner (y compris celles que nous aidons à mettre en place), mais aussi, plus prosaïquement, de remplir nos caisses… Nous avons, plus que jamais, besoin de vous !
Nous avons encore dans nos stocks des pots de beurre de karité et du savon en provenance direct de Villy ! N'hésitez pas à en (re)commander !
Les femmes de la coopérative produisent des biens de grande qualité ! Nous sommes en train de réaliser un "catalogue" présentant leurs créations. En leur achetant ces productions, nous contribuerons tous à faire fonctionner cette entreprise solidaire… Et, comme nous l'avions évoqué lors de la dernière newsletter, nous inviterons bientôt les parrains qui le souhaitent à faire confectionner pour leur filleul une tenue réalisée au sein de la coopérative. Les vêtements sont un bien précieux au Burkina. Donner des vêtements européens est effectivement une solution peu onéreuse et qui était la plus simple pour nous jusqu'à présent. La situation est désormais différente et nous pouvons faire "d'une pierre deux coups"... Tous les détails de cette opération très bientôt !
LA VILLA MARGOUILLAT
...est définitivement extrêmement précieuse au fonctionnement de l'association à Koudougou. Je rappelle qu'elle est financée sur fonds propres.Pour l'instant, la situation est stable.
Des questions, des suggestions, des idées ? Cette association est la vôtre ! N'hésitez pas à participer !
Nous relaierons vos contributions sur le site dans l'espace adhérents !
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