Vintage

Something Different for Joomla!

ESPACE MEMBRES

réservé aux adhérents
L'association L. LOALENGA

 

EN PARTENARIAT AVEC

 

Le 25 Juin 2009, le conseil d'administration de la Fondation ELLE a voté le soutien à notre projet de coopérative-formation pour les femmes démunies de la ville de Koudougou ! Ensemble, nous avons travaillé à la réalisation de ce projet dont l'objectif, sur trois ans, était à la fois d'accompagner les femmes dans la valorisation de leur savoir-faire professionnel afin de tendre à l'autonomie financière, mais également de former des jeunes femmes sans emploi ni savoir-faire et enfin donner à toute le niveau scolaire nécessaire pour pouvoir gérer au mieux leur vie quotidienne et leurs activités.

Le projet s'est achevé en novembre 2012 mais l'accompagnement se poursuit : le structure devient une association burkinabè autonome ayant pour objectif le développement des activités économiques des femmes engagées et le soutien à leurs pairs.

Le bilan complet du projet présente l'ensemble des résultats de cette action de longue haleine : bilan très positif sur certains points, plus mitigé pour d'autres.En tout état de cause, nos engagements ont été respectés et Rose, responsable de la coopérative et désormais présidente de l'association, sait aujourd'hui exactement comment gérer au mieux et pour l'intérêt de toutes les ressources que nous continuons de mettre à leur disposition.

L'association L.Loalenga bénéficie donc toujours et plus que jamais du soutien de Maam Ne Fo et nous espérons qu'elle apportera à ses membres toute la réussite qu'elles méritent.

Voir quelques étapes du projet initial

LE PROJET

 
Création, dans la ville de Koudougou au Burkina Faso, d'une microstructure d'apprentissage pour femmes seules sans ressource, structure fonctionnant sur le principe de l'échange de compétences apportées par leurs pairs. La formation est en effet dispensée par des professionnelles (elles-mêmes dans des situations difficiles) qui, en échange de journées de formation bénévoles, pourront travailler et vendre leur production au sein d'un local commercial attractif et visible, géré sur le mode d'une coopérative. Loalenga signifie "la passerelle" en mooré
 

 

QUATRE OBJECTIFS

    1.Favoriser le développement d'activités économiques « informelles » préexistantes afin de les transformer en activités identifiées et pérennes pour les « formatrices »

    2.Transmettre un savoir-faire immédiatement exploitable à des femmes sans ressources

    3.Développer une activité de commerce équitable

    4.Créer un local commercial attractif

POURQUOI UNE "PASSERELLE" ?

Depuis le début de nos interventions au Burkina Faso, nous avons maintes fois été confrontés à des situations particulièrement difficiles car impliquant des individus fragiles et souvent en grande détresse : de jeunes femmes délaissées par leur compagnon, sans ressources et avec des enfants en bas à charge.

La situation de ces jeunes femmes au Burkina Faso se traduit par une très forte dépendance économique au sein de la cour qui les héberge avec, parfois, de fortes pressions qui conduisent les mères à renvoyer les enfants chez un père absent parfois depuis la naissance. Après sept années de présence sur le terrain, nous avons fréquemment observé cette situation, qui peut conduire à des comportements ou faits dramatiques (enfant de cinq ans envoyé en Côte d'Ivoire, forme plus ou moins dissimulé de prostitution, exploitation de la femme au sein d'une cour hostile). Il n'existe pas réellement de structures venant en aide à ces jeunes femmes à Koudougou. Au sein de l'association MAAM NE FO, nous avons donc décidé, dans un premier temps, d'accompagner certaines de ces jeunes femmes afin de les aider à devenir moins dépendantes, voire quasiment autonomes financièrement. En travaillant avec elles de façon régulière, nous avons pu observer deux cas de figure :

Une D'une part, Les femmes ayant la chance de posséder un savoir-faire (couture, coiffure, filage, cuisine etc.) l'exercent la plus souvent dans des conditions qui ne permettent pas sa mise en valeur et surtout qui ne permettent pas d'en tirer un revenu correct. En effet, ces femmes peuvent rarement faire construire ou louer un local, auquel il faut ensuite ajouter les taxes prélevées par la ville (la patente commerciale). Elles travaillent donc chez elles, au sein de la cour, dans des conditions parfaitement artisanales et surtout qui limitent le nombre de clients potentiels. Bien souvent, elles font part de leur besoin d'un accompagnement financier afin de pouvoir véritablement s'installer commercialement, en sollicitant soit une aide pour la construction d'un appentis soit un accompagnement sur le plus long terme pour aider au paiement d'un loyer (notamment au marché).

On observe de façon très nette sur le terrain que même si l'économie au quotidien à Koudougou reste aléatoire, le fait d'exercer une activité professionnelle et de vendre sa production au sein d'un réel local commercial apporte des revenus sans commune mesure avec une activité au sein ou devant la cour.

D'autre part, les jeunes femmes ne possédant aucune formation , qui restent le plus souvent inactives (au sens économique du terme) au sein de la cour, ou exercent une activité informelle type vente d'arachides ou autre sachets d'eau en bord de route. Pour celles-ci, les possibilités de voir leur situation évoluée restent très limitées, et c'est parmi ce groupe que l'on a pu identifier les situations les plus dramatiques; bien sûr, des structures de formations existent dans la ville, mais elles sont payantes, excluant de fait les femmes pour lesquelles ni la famille ni, pour cause, le compagnon, ne peut acquitter les frais inhérents aux apprentissages.



 
Joomla! 1.5 Templates by JoomlaShack